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Comment mesure-t-on l’obésité ?

L’obésité est souvent définie à l’aide de l’indice de masse corporelle (IMC). Cet indice est calculé en divisant le poids d’un individu en kilogrammes par sa taille en mètres au carré :

IMC = poids en kg/ (taille en m)2

Cette échelle d’IMC peut être utilisée pour identifier si une personne a un poids correct pour sa taille. L’échelle pour les adultes est présentée ci-dessous et des valeurs de référence distinctes existent pour les enfants :

– Moins de 18,5 – Insuffisance pondérale
– 18.5 à 25 – Fourchette souhaitable ou saine
– 25-30 – Surpoids
– 30-35 – Obésité (classe I)
– 35-40 – Obésité (classe II)
– Plus de 40 – Obésité morbide ou sévère (classe III)

Au Royaume-Uni, en 2007, l’IMC moyen des hommes était de 27.1 kg/m2 et pour les femmes 26,8 kg/m2, ce qui se situe dans les deux cas en dehors de la fourchette saine.

Les fourchettes d’IMC indiquées ici ne s’appliquent pas aux femmes enceintes, ni à l’utilisation dans certaines conditions médicales ou avec les enfants. Ces valeurs d’IMC peuvent également être inappropriées pour les athlètes en raison de leur musculature extrême et pour certains groupes ethniques. En effet, l’IMC ne fait pas de distinction entre la masse grasse et la masse non grasse. Voir composition corporelle pour plus de détails. Par exemple, l’Organisation mondiale de la santé estime qu’un IMC supérieur à 27,5 chez une personne asiatique présente le même risque pour la santé qu’un IMC de 30 chez une personne blanche de race blanche. Il est plus difficile d’évaluer l’obésité chez les enfants, c’est pourquoi des courbes spéciales ont été développées en tenant compte de la croissance, du sexe et de l’âge Les nouvelles courbes de croissance du Royaume-Uni et de l’OMS pour les enfants comprennent des courbes d’IMC à utiliser à partir de l’âge de 2 ans (lorsque la taille peut être mesurée assez précisément).

Alors que l’IMC fournit une mesure générale de l’obésité en utilisant le poids corrigé de la taille, la mesure du tour de taille ou du rapport taille-hanche peut fournir des informations supplémentaires sur la répartition de la graisse corporelle. La graisse centrée sur l’estomac est un facteur de risque plus important de maladie cardiaque et de diabète de type 2 que la graisse répartie autour des hanches. En général, les hommes présentent un risque accru de maladies liées à l’obésité lorsque leur tour de taille atteint 94 cm. Pour les femmes, les risques augmentent à partir de 80 cm. Le risque de maladie augmente considérablement à partir de 102 cm pour les hommes et 88 cm pour les femmes. Pour les personnes d’origine sud-asiatique, ces chiffres sont différents : un tour de taille de 80cm chez les femmes et de 90cm chez les hommes met la santé en danger.

Qu’est-ce qui cause l’obésité ?

Dans ses termes les plus simples, l’obésité résulte le plus souvent du fait qu’un individu consomme plus d’énergie que ce dont il a besoin ; c’est ce qu’on appelle un bilan énergétique positif. Cette situation est courante dans la société actuelle, où l’on trouve une abondance d’aliments bon marché et denses en énergie, et dans laquelle tant nos occupations que nos loisirs sont de plus en plus sédentaires. Malgré une certaine presse négative autour de certains nutriments ou aliments, il n’y a pas d’aliment ou de nutriment unique qui cause l’obésité. Le poids corporel est en fin de compte déterminé par l’état de l’équilibre énergétique d’une personne, qui est lui-même le résultat de l’équilibre entre les « entrées d’énergie » déterminées par l’alimentation dans son ensemble, et les niveaux d’activité physique (« sorties d’énergie »).

De nombreuses personnes ont suggéré que cette incapacité à maintenir l’équilibre énergétique et à conserver un poids sain au 21e siècle est due à la façon dont le corps humain s’est adapté pour survivre à une existence de chasseur-cueilleur. Au cours de l’évolution, les humains ont été confrontés à des périodes de pénurie alimentaire intermittente et ont dû chasser activement pour se nourrir. À cette époque, les individus qui avaient le plus de chances de survivre étaient ceux qui déposaient des réserves de graisse pendant les périodes où la nourriture était abondante, pour servir de réserve d’énergie lorsque la nourriture était rare. L’homme a donc évolué pour être capable de stocker de l’énergie sous forme de graisse. Dans la société actuelle en Europe et en Amérique du Nord, par exemple, il semble qu’une telle adaptation soit en fait préjudiciable, car la nourriture est rarement, voire jamais, rare et le stockage de l’énergie excédentaire sous forme de graisse conduit au développement de l’obésité.

En plus des influences sociétales, telles que la disponibilité de la nourriture et la sédentarité, la génétique a également un rôle à jouer. Par exemple, il existe de bonnes corrélations entre le degré de corpulence des parents et de leur progéniture, et entre les frères et sœurs, en particulier les jumeaux. De même, les études sur les familles dans lesquelles les enfants sont adoptés montrent souvent que les enfants adoptés sont plus susceptibles d’avoir une composition corporelle plus proche de celle de leurs parents biologiques que de leurs parents adoptifs. Cependant, il est difficile de dissocier l’influence de la génétique des influences complexes de l’environnement dans lequel nous vivons et de l’impact des premières expériences de la vie. Les influences génétiques sur la taille et la forme du corps ne doivent pas servir d’excuse pour ignorer les conseils en matière de régime alimentaire et de mode de vie destinés à aider à maintenir un poids sain.

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